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Test machine Calibré comme une belle horlogerie suisse !

Les Suisses de Skyjam ont lancé un nouveau modèle à la fois robuste et design,
belle et bien finie. « PM+ » a testé le ST-12 et son petit frère électrique.

SKYJAM Côté pile

La marque suisse n’a pas fini de nous surprendre en dévoilant son paramoteur électrique : le ST-electro. Il s’adresse à ceux qui ont des affinités avec le vol libre et qui recherchent une assistance pour voler d’ascendance en ascendance, ou à ceux qui vivent le paramoteur au travers de vols calmes et relaxants.

au terme de plusieurs essais, la production en série de ce paramoteur fonctionnant aux électrons a débuté il y a 4 ans. Le choix du moteur s’est tourné vers Flytec avec le HPD 10. Ce système de propulsion électrique développe 10,5 kW. Il se fixe en un clin d’oeil sur le châssis : l’usage de clés plates est inutile. Le « réservoir » comme se plaît à le dire le constructeur, a une capacité de 24 Ah pour une durée de vol théorique d’environ 25 minutes dans nos conditions d’essai : voile de 22 m² avec une charge alaire de 4,68 kg/m². Sur le dos, le ST-electro pèse 33 kg dont 13 kg sont à imputer à la batterie. Le temps de charge de celle-ci est compris entre 2 et 3 heures. Elle pourra être chargée/déchargée environ 1 000 fois.
Concernant le châssis, c’est le même que celui du ST-12 présenté précédemment. Il en va de même pour la cage, à la différence près que Skyjam propose une seconde cage également en titane, mais dépourvue de filet. À la place, on y trouve un cercle de titane. Des 2 options, la dernière est certainement la plus aérodynamique en minimisant la traînée et les perturbations de l’air fouetté par l’hélice.
Cette dernière est une tripale en carbone de 125 cm spécialement développée par l’entreprise allemande Helix. L’hélice se fixe rapidement à l’axe émanant du moteur : il suffit de l’emboîter et de la sécuriser avec un système inventé par Skyjam. En option, une hélice bipale repliable est disponible. La sellette du ST-electro est identique à celle de son homologue thermique.

UN ÉLECTRON PLUS CHARGÉ QUE LES AUTRES…
La poignée de commande des « gaz » est certainement l’élément le plus inédit de ce paramoteur. Son ergonomie a complètement été repensée par le patron de Skyjam en conservant les fonctionnalités intégrées par le fournisseur Flytec. Car celui-ci propose de contrôler la rotation de l’hélice à partir d’un boîtier se positionnant sur la cuisse et se réglant à l’aide d’un bouton à tourner avec les doigts… Un système inhabituel pour un paramoteur. Pour ne pas dérouter les pilotes, Skyjam a donc installé ce boîtier à la manière des poignées traditionnelles, mais en une configuration quelque peu revisitée comme le montre la photo. Le crochet en mousse se positionne agréablement entre le pouce et l’index. Comme pour une poignée traditionnelle, c’est ce doigt qui va intervenir dans la variation des « gaz » en actionnant ou en relâchant un poussoir métallique. En guise de ressort de carburateur, une sphère en plastique noir permet le retour du poussoir à une position antérieure. Cette sphère est percée de plusieurs trous : plus il y en a, moins la résistance de la sphère se fait sentir… Il fallait y penser !
Un écran d’affichage informe le pilote sur des paramètres tels que la charge de la batterie (de 56 à 38 V), la quantité d’électricité déjà utilisée (de 0 à 24 Ah), le nombre de tours d’hélice par minute, la température de la batterie, du moteur et du contrôleur. Il y a aussi un affichage des pannes pour indiquer directement au pilote l’origine du problème. À ce sujet, le ST-electro ne demande que très peu d’entretien. En effet, le moteur étant à entraînement direct et sans balais, l’usure mécanique est considérablement réduite par rapport à un moteur thermique.

LA FÉE ÉLECTRICITÉ PREND SON ENVOL
Quelle sensation déroutante de se préparer à décoller sans le ronronnement du moteur ! Le gonflage face à la voile et le demi-tour se font dans un silence inhabituel. C’est seulement au cours de la course d’élan que le moteur rappelle sa présence. Avant de réaliser cet essai, nous étions loin de nous imaginer que ce ST-electro apporterait à ce point davantage de confort que la version thermique. La réduction du bruit est effectivement une incroyable valeur ajoutée.
Certes, moteur à fond, le bruit occasionné par l’hélice à cette vitesse de rotation reste dérangeant. Mais dans des conditions moins gourmandes telles que le vol en palier, le bruit de l’hélice n’est plus qu’un doux mouvement d’air qui en devient même agréable. Ensuite, les vibrations que chacun d’entre nous connaît sont quasiment imperceptibles sur cette machine. Les « gaz » sont progressifs : même si le pilote appuie brutalement sur le poussoir méthallique, le contrôleur (ou variateur) régulera la demande. La vitesse maximum moyenne de montée enregistrée est de 1,6 m/s.
La question qui revient souvent lorsqu’on évoque la propulsion électrique est celle de l’autonomie. Ce test en vol a duré 18 minutes au cours desquelles 80 % de la batterie a été déchargée. Il faut reconnaître que notre charge alaire et le style de vol plutôt engagé ne participait pas à l’économie de la charge. Pour conclure, même si l’autonomie reste le point faible du ST-electro, le confort du vol est un atout indiscutable auquel on prend vite goût. De plus, pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’entretien et les réparations mécaniques d’un moteur thermique, cette machine électrique propose une belle alternative. 

Texte : Julien Barbier,
Photos : Julien Barbier et Hanka Harencarova

L’hélice étant déjà fixée au moyeu d’hélice, il suffit de l’emboîter et de la sécuriser dans l’axe du moteur
En option, une hélice bipale autorepliable lors de l’arrêt moteur.
Coup d’oeil sur l’intérieur du système de propulsion électrique de 10,5 kW.
La poignée de gaz est bien pensée.
Le vol en palier est confortable : peu de bruit, peu de vibrations et le plaisir du cale-pied.
Vue arrière sur la cage en version « sans filet » et sur le logement de la batterie.
Le système de propulsion électrique se fixe rapidement sur le châssis.
Le gonflage se fait dans le plus grand silence : le moteur ne tourne que lorsqu’on en a besoin.
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